Concours d'écriture de JMV 2020

Sous le thème: Par une belle journée d'automne...

Tous les textes soumis au concours 2020 seront publiés à tour de rôle sur cette page.

*Les trois textes gagnants peuvent toujours être lus dans les archives.

Par une belle journée d’automne

Une température idéale de cette belle saison, un peu frisquet mais quand même très agréable. Bien emmitouflée d’un afghan chaud et confortable, je m’installe à l’extérieur sur une magnifique chaise « Adirondack » jaune avec bloc-notes et crayon pour noter les beautés de cette journée. Je ne me sens pas poète dans ce que je couche sur papier.  

 

Tout à coup un magnifique papillon, un monarque avec son manteau de couleurs orange et noir et ses minuscules détails, vient se poser juste en avant de moi sur le sol.  Après l’avoir admiré quelques instants, il s’envole et j’interprète son geste comme une invitation à aller marcher. Mettant de côté crayon et cahier je décide de suivre mon intuition.  Je compare ma randonnée à mon avenir.

 

Je m’engage dans un sentier inconnu, avec un chemin tracé, mais dont je ne vois pas le débouché, donc comme dans ma vie lorsque j’avance chaque jour sans savoir ce qui m’attend.  Comme le soleil qui éclaire, qui me réchauffe, est présent, j’anticipe encore en avant de moi de belles années de bien-être. Je marche confiante, heureuse avec un sentiment de bonheur qui m’habite.

Dans ce sentier m’apparaissent quelques détours que j’attribue aux tournants que j’aurai à vivre.  Accepter et savoir vivre avec ce que la vie nous apporte : joies, peines, surprises, des plans déjoués, quelques-uns non prévus, etc. 

J’aperçois un petit pont que je dois traverser si je veux continuer. Sans hésitation, comme je devrai faire face aux obstacles que je rencontrerai au fur et à mesure que la vie se chargera de les mettre sur ma route. 

Ah! Dans au tournant du sentier un magnifique banc en bois naturel me fait réfléchir qu’on doit savoir s’arrêter dans la vie et ce, sans se sentir coupable. Pour réfléchir, méditer, prier, lire, etc.  Souvent c’est notre santé, notre corps, notre âge qui nous impose ces moments si nous n’avons pas su les découvrir avant. Ce sont des arrêts bénéfiques. Quelques fois pour nous remettre en question, pour trouver le courage de continuer, pour savoir apprécier ce qui nous entoure.

Bon maintenant c’est un tas de roches que j’aperçois sur le bord du sentier.  Des grosses, des moyennes et des petites, difficiles à repérer. Réflexion? Et oui, comme les épreuves que j’aurai sans doute à vivre dans l’avenir, car nous en éprouvons tous à un moment donné dans nos vies.  Les pires ce sont les peines que nos proches ont à vivre. Le sentiment d’impuissance à les aider. Des difficultés que nous ne pouvons pas vivre à leur place. Les deuils de nos proches, de nos ami(e)s, nous affectent. Être à l’écoute des miens sans jugements avec sympathie m’aidera à supporter ce sentiment d’impuissance.

Dans un autre tournant, c’est la nature qui m’apparaît dans son immense beauté. Je m’arrête pour contempler ce magnifique décor.  Arbres de différentes grandeurs, couleurs, sol recouvert de mousse agrémenté de petites fleurs, rayons de soleil qui ajoute de la pureté à ce décor. Je compare cette vision aux souvenirs de ma vie.  Ma jeunesse, ma vie d’adolescente, ma vie d’adulte et ma vie de retraitée, remplie de toutes ces beautés.

 

Surprise! Au débouché du sentier, un magnifique lac avec une plage.  Ma marche dans le sable doux, pieds nus est comme les journées douces de la vie.  Moments que l’on doit savoir appréciés, reconnaître, et pour lesquels on doit remercier la vie. 

Tout en continuant, j’aperçois une coquette petite maison en retrait du sentier.  Volets verts aux fenêtres, une belle galerie blanche avec chaises berçantes. Ma réflexion me porte à penser aux déménagements que j’aurai peut-être à considérer en vieillissant. Pas toujours facile, mais je me dis que ce n’est pas où on vit qui nous rend heureux, mais comment on vit. 

En revenant de ma petite escapade, un grand sentiment de sérénité m’habite après avoir réfléchi à tous ces cheminements.  Et un regard vers l’au-delà, un magnifique ciel bleu, me fait anticiper le PARADIS à la fin de mon séjour ici-bas.

Texte de madame Jeanne D'Arc Lapointe

Publié le 1eer janvier 2021

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