Trouvez ici les textes du concours d'écriture 2019

Thème...Et la vie continue

Dimanche matin, 6 heures.

 

Le soleil de mai commence à réchauffer les généreuses terres de la petite municipalité de Saint-Ours ; avec mon chien Ti-Noir aux trousses, je roule à bicyclette vers le village. La route longe la rivière Richelieu, tranquille à cette heure-là. Sur les fermes, j’entends le bruit que font les fermiers et les vaches, qu’on prépare pour le trait. Je me sens immergé dans l’air du matin et je suis heureux : il me semble que tout est beau. Au loin, je vois le clocher de l’église, où, pour entretenir mon ambition de devenir prêtre, je m’en vais servir la messe.

Mais avant, je dois passer au magasin général de mon grand-père prendre un chaudron de bines pour l’apporter chez le boulanger, qui les fera cuire tout l’avant-midi, dans ses fours à pain, car ma grand-mère attend de la visite pour le dîner. J’aime bien qu’on me confie ce genre de responsabilité, cela me donne une petite importance.

Chez le boulanger, la forte odeur du pain me met l’eau à la bouche, mais je ne peux manger, car je dois être à jeun pour communier.

En sortant de chez le boulanger, je presse le pas pour arriver à l’église avant l’heure, car le bedeau me laisse sonner le « quart d’heure » avec lui ; les cloches qui signalent aux fidèles que la messe approche.  Tirer sur les câbles et entendre les cloches sonner à toute volée, c’est le moment de la semaine que j’attends avec fébrilité.  De toutes mes activités, c’est celle que je préfère, et de loin.

Après les cloches, je me dirige vers la sacristie. C’est le vicaire qui célèbre la messe de 8 heures. Il est jeune, très gentil avec les enfants de chœur, contrairement au curé qui est un vieux monsieur un peu bourru et sourd. Ce qui a pour conséquence que les paroissiens et les paroissiennes évitent d’aller à confesse chez lui parce qu’il pose beaucoup de questions, toujours à haute voix.

Dans la nef, j’aperçois les frères et les religieuses enseignantes, qui occupent chacun leur côté de l’église, beaucoup de grands-mères, dont la mienne, et quelques familles.

Après la messe, je vais vite déjeuner avec ma grand-mère, qui, ce matin-là, prépare aussi du jambon pour le dîner ; elle me donne généreusement quelques morceaux de gras, que j’adore.

Puis je retourne à l’église, parce que je sers aussi la grand-messe, à 10 h. On n’ambitionne pas devenir prêtre sans que cela ait des conséquences.

Après avoir sonné mon deuxième « quart d’heure » avec le bedeau, je rentre vite à la sacristie.

Quelle affaire que la grand-messe en ce temps-là: l’église était comble. La présence de tout ce monde rassemblé dans un lieu sacré faisait sur moi l’impression d’un ailleurs, de quelque chose de presque céleste : le silence malgré le nombre, le recueillement, une certaine agitation quand même, mais toujours respectueuse des lieux ; les jeunes garçons dans le chœur avec soutane et surplis, et les quatre servants de messe.

Dans les premiers bancs, on retrouvait toujours, aux mêmes places réservées et payées, les notables du village : le docteur et sa famille ; les descendants de la noble lignée de la famille des Saint-Ours; le notaire, qui avait deux filles avec des noms de gars comme on disait à l’époque : Claude et Renée. Renée, particulièrement jolie, était ma préférée, et je me trouvais très chanceux de pouvoir l’admirer d’aussi près lorsque je passais la communion avec le célébrant. C’est vrai que je voulais devenir prêtre, mais il m’arrivait aussi de penser que ce serait bien d’être notaire de village plus tard et d’avoir Renée comme épouse. À 9 ans, les projets sont encore incertains, nombreux, contradictoires. 

Le chœur qui chantait la messe, le son de l’orgue que j’ai toujours aimé, les prières qui nous unissaient à la fois entre nous et à Dieu, l’odeur de l’encens, la présence des fidèles : tout cela faisait que je m’imaginais dans un autre monde.

Après la messe, avec quelques marguillers et le curé, j’aidais au décompte de la quête et c’est à ce moment-là que je recevais ma « paye » pour les messes que j’avais servies la semaine précédente.

Après les cloches, c’était l’autre moment intéressant de la semaine.

La plupart des gens venaient à l’église à pied. La messe terminée, beaucoup se rassemblaient sur le perron de l’église ou sur le trottoir et discutaient de tout et de rien. Ces rassemblements donnaient au village une importance qu’il n’avait pas sur semaine.

Mais la vie se déroule parfois à contresens de notre volonté. Cette vie idyllique à la campagne, idyllique pour moi alors, nous l’avons quittée quelque temps après ce dimanche : mes parents avaient décidé de retourner à Montréal, et je dus partir avec toute la famille. Moment de grande tristesse pour moi : je me croyais installé à cet endroit pour le restant de ma vie. J’ai perdu tout ce monde et ces lieux que je connaissais, et qui me connaissaient : le magasin général de mon grand-père, le gras de jambon de ma grand-mère, le Richelieu, la campagne, et mon chien Ti-Noir.

Ma vie s’est poursuivie ailleurs et autrement.

Je n’ai pas réalisé le rêve de devenir prêtre et je n’ai pas épousé Renée non plus : je ne l’ai jamais revue. 

Je retourne dans « mon village », parfois.

Le magasin général de mon grand-père a été détruit par le feu il y a quelques années. À l’église, on a installé un système automatique pour faire sonner les cloches. Il n’y a plus ni curé, ni vicaire, mais un prêtre desservant. On a détruit la vieille école que je fréquentais pour en bâtir une neuve. Le couvent des filles est devenu une résidence pour personnes âgées.

Tout est changé. Tout a changé. J’ai changé moi aussi.

Ailleurs, j’ai fait d’autres rêves, rencontré d’autres gens, et continué ma vie un peu autrement, un peu de la même manière. Et tout en avançant sur des chemins nouveaux, je garde au fond de moi un peu des choses, des personnes et des lieux où je suis passé.

Prendre le bonheur là où je suis. Aimer les gens qui m’entourent. Être utile à ceux que j’aime. Et en retirer juste assez de sérénité pour aimer la vie et vouloir continuer ici et maintenant.

C’est peut-être la plus grande leçon que je retire de ce passage de ma vie à Saint-Ours.

 

Mars 2019.

Texte de Pierre Gariépy, publié le 1er décembre 2019

La vie continue…

La vie est présente tant que j’y mets du sens, tant que j’ai du plaisir et de la satisfaction dans mes accomplissements. La vie est surtout présente quand elle évolue dans un monde d’amour, celui de mes proches ou encore de mon environnement amical et social.

Pour que la vie continue, il faut y voir une certaine forme de futur, y voir un avenir et idéalement donc avoir en tête ou autrement, un ou des projets à réaliser. La vie n’est pas qu’une question de temps, elle est surtout vécue dans des occupations physiques ou intellectuelles. Il faut garder son corps alerte, en forme, dans la meilleure condition que possible et pour cela, bien manger et s’activer sous quelques formes que ce soit, nous permet d’avancer sans gémir. Mais, il n’y a pas que le corps qui doit s’activer, il y a l’esprit et là, les activités qui permettent une telle activation sont nombreuses. La lecture ne garde pas seulement nos neurones actifs, mais permet un divertissement ou un cumul d’informations dont la nature ne dépend que de nos choix, liés le plus souvent aux goûts et désirs qui nous ont toujours motivés.

Alors oui ! La vie continue tant qu’on la sent frémir en nous, nettement au-delà des petits bobos qui sont inévitables. Une bonne manière de sentir la vie est par implication, car alors, presque obligatoirement, il y a ou il y aura contacts et rapprochements avec des personnes qui ont les mêmes désirs ou ambitions que soit. L’implication est la plus solide contrepartie à l’isolement, et les bénéfices sont souvent plus importants et plus grands que l’idée qu’on s’en fait. C’est une manière de voir autrement, d’apprécier différemment, d’apprendre et de découvrir, c’est alors que souvent la vie prend une direction insoupçonnée, que la vie absorbe un contenu qui l’active dans sa continuité.

Au fil du temps, on cumule des rêves, et puisque la vie est une suite de moments à l’échéance inconnue, pourquoi ne pas se mettre à la tâche et entreprendre la réalisation de ses rêves, particulièrement pour les personnes retraitées qui disposent de temps et de liberté pour s’activer, et ce même dans une certaine mesure dans l’irréel, car ce frein n’est souvent qu’une conception erronée. Dès qu’il y a désir sincère, les portes et les accès deviennent des réalités dont on ignorait l’accessibilité.  

Dans une vie en continu, faut cultiver l’amour sous toutes ses formes, c’est bon pour le cœur, l’expression des sentiments et des émotions. Rire ou même pleurer demande une force vivante en nous, nous oblige à évaluer et à juger, mais surtout permet l’échange, le plus souvent avec des personnes aussi vivantes et enthousiastes que soit. L’amour, c’est donner et recevoir, donc objet de réciprocité qui exige une continuité de la vie, qui nécessite d’être bien présent dans le vivant.

Pour une continuité de la vie, un moyen très efficace de se sentir vivant consiste à écrire sa vie de la manière et dans les aspects qui satisfont la perception de soi-même dans ce portrait que l’on souhaite léguer à nos enfants et petits-enfants. Voilà, qui constitue une forme de continuité de vie, ou de survivance dans la mémoire de nos proches, donc dans ce sens on en arrive même à se donner une courte éternité. Au-delà de cet aspect, écrire sa vie assure une certaine motivation à continuer de vivre tant qu’on n’a pas complété son récit, tant qu’on n’a pas réalisé certains projets et atteints certains objectifs qui nous tiennent à cœur, continué à vivre devient donc dans une totale intégration volontaire, une ou des raisons d’être, surtout d’être le plus vivant et lucide que possible et prendre tous les moyens pour y parvenir et le demeurer.

La vie continue dans la prolongation historique de notre durée humaine, vivante. En vivant au présent « Carpe Diem », le temps coule comme ruisseau, alimenté de l’ajout de toutes nos pensées et désirs, jusqu’au lendemain et l’on remet cela chaque jour le plus souvent inconsciemment et ainsi s’additionnent les années sans véritable questionnement, simplement dans la jouissance du moment présent. Et, la vie continue…

La vie dans sa suite d’événements nous fait voir des côtés tristes, amènent des pertes de différentes natures dont celles des êtres chers, mais la vie nous apprends que le temps aide dans la mesure de nos désirs à ne conserver que les bons côtés ou aspects pour nous souvenirs que des agréables moments vécus avec ceux et celles qui ne sont plus.

Vivre, c’est vieillir bien sûr, mais c’est en même temps cumuler des années en investissant au portefeuille de l’expérience pour tous les jours bénéficier des dividendes de la connaissance, donc aucune raison d’être triste de l’avancement en âge, c’est un avantage du processus de la vie en continu.

Chaque jour vaut totalement et nettement l’effort de notre présence à la vie, car chacune des journées apporte son lot de surprises, ses moments de satisfactions, permet une méditation au présent, une conversation avec un proche ou un ami, quelquefois une remise en question pour mieux planifier la suite des choses. La vie continue et je m’en réjouis pleinement.

Texte de Normand Prégent, publié le 1er novembre 2019

Et la vie continue…

 

Ma naissance fut  sujet de multiples légendes

On dit qu’une nébuleuse serait mon origine

Longtemps on s’est servi de moi comme propagande

Faisant croire à une ascendance divine

 

J’ai vécu une chaude enfance

La galaxie fut mon berceau

Entourée d’une famille immense

Dont l'Univers est le grand maestro

 

Nous dansons un ballet incessant

Mes sœurs et moi dans notre système solaire

La Lune et le Soleil sont nos parents

On m’a donné le nom de Terre

 

Je vois là bas dans le firmament

Mes cousines jouées sur la Voie lactée

De nos destinées nous en avions aucun tourment

Chacune heureuse sur nos portées

 

J’ai une très longue existence

Avant de remplir d'eau les océans

Tranquillement je change d’apparence

La végétation couvre mes champs

 

Les dinosaures profitent de cette richesse

Et vécurent pendant des millénaires

Jusqu'à l’extinction de leurs espèces

Au jour de la disparition de la lumière

 

Heurtée par un corps céleste

Souffle une tempête sur ma  planète 

Balayant tout d’un seul geste

Me cachant du soleil telle une défaite

 

Ce drame ne fut pas pour moi une fin

Plutôt le début d’un nouveau monde

La vie continue avec ses lendemains

Sur ma planète malgré toute féconde

 

Un jour par quel mystère

Sont arrivés ces êtres penseurs

Seront-ils eux aussi éphémères

Et disparaitre dans la douleur

J’accueille ces étranges visiteurs

Deviens leur mère nourricière

Bienvenues dans ma demeure

Êtres fait de sang et de chair

 

Je leur offre mes pâtures et mes eaux

Ils étanchent leur soif et apaisent leur faim

Trouvent l’étoffe pour couvrir leur peau

Bientôt ils deviendront citadins

 

Ils inventent des frontières

Pour séparer l’humanité

Duperie ou crainte des chimères

Nait ce trait d’union à la fraternité

 

Témoin d’injures et de blasphèmes

Je les vois montrant les poings

Chacun oblige son emblème

Se croyant devenir ainsi souverain

 

Dans la haine ils se font la guerre

Créent  des armées et des ennemis

De mon paradis ils font l’enfer

Tous ces cadavres sur ma terre rougie

 

Dans la paix ils soignent leurs blessures

Il n’y a plus de bourreaux que de victimes

Deviennent des héros dans leur censure

Tristement  amnésiques de leurs crimes

 

Leurs récits donnent  l'illusion

Que nécessaires étaient ces carnages  

Détruire était leur seule mission

Ces démons aux multiples visages

 

Et il y a la douceur qu'apportent les printemps

Aux hommes aimants et aux femmes aimées

Avec leur semence germant

Assure un futur à  l’humanité 

 

Sur moi partout des peuples abondent

Les uns à la diète et les autres à la famine

Difficile de comprendre ce  monde

Et  son cynisme qui assassine 

 

Abus de consommation et inconscience

Dessinent  le spectre du futur

La folie de leur existence

Marque le début de notre rupture

Leur pollution n'a pas de frontières

L’environnement devient menaçant

Le climat se fait austère

Là où jadis le temps était clément

 

Puis perdus dans un délire irrationnel

Bouleversent leur patrimoine héréditaire

La manipulation génétique est bien réelle

Cruel usinage de l’être humain sur Terre

 

Croient-ils devenir ainsi immortels

Ou des êtres plus que parfaits

Et ainsi croire à  une vie éternelle

Malgré leurs multiples excès

 

Qu'attendent-ils avant le non-retour

Il n’est pas lointain le dernier cul-de- sac

Presque la fin du compte à rebours

Tout près de l'ultime Ressac 

 

Croient-ils pouvoir revenir en arrière

D’un coup de baguette magique

Calmer la planète dans sa grande colère

Qui Les menace à une Destinée Tragique

 

La fin de cette histoire est entre vos mains

Serez-vous héros survivants remplis de vertus

Ou  le dernier des tyrans devenu inhumain

Moi Terre avec ou sans vous… ma vie continue

Et la vie continue…

 

Texte de Danielle Simpson, publié le 1er octobre 2019

Et la vie continue…

On se fait dire souvent que la vie est belle. Comment la trouver belle quand on ne se sent pas belle ?

Lâcher prise.

Si on est prise dans une tornade, on ne peut pas trouver une porte de sortie. Vivre le moment présent.

Comment le faire quand le passé revient sournoisement ?

Souris.

Comment le faire quand on est distrait par notre corps, qui nous crie des maux insupportables ?

Bon! Assez de philosopher. Je recommence du début.

 

J’ai eu une enfance joyeuse. Mes parents d’un âge avancé m’ont laissé libre dans mes activités et mes choix. Bien éduquée, bien polie et bien sage. Ils étaient ravis de mes accomplissements. Heureusement, j’avais une tête sur mes épaules. Je savais ce que je voulais et je n’étais en rien influençable.

 

Mes parents m'ont fait confiance et je n'ai pas eu le besoin de les décevoir. J’ai été gâtée par la vie. Les parents de mes amies me faisaient découvrir les plaisirs de jeunesse. Du chalet, chez l'une et du camping chez l'autre.  

La cuisine, la couture, la lecture, les musées, les parcs d’attractions et le jeu.

Ça prend tout un village pour élever un enfant.

Assurément, j'ai été cet enfant privilégié.

Et la vie continue...

 

L’adolescence s’est vécue sans trop d'anicroches. Face aux injustices sociales, je m’isolais. Face aux opinions de sectes, je me répugnais. Ma raison d’être : « Jamais je n’entrerais dans un moule. » De plus en plus, je me faisais discrète. J’en étais heureuse. Je m'évadais dans un mutisme pour éviter de faire du mal.

Et la vie continue...

 

Pourtant, on m’appelait Mlle Sourire. Je cachais bien mon jeu. Mon âme était triste. Je me sentais seule, différente dans ma marginalité. Malheureuse d'avoir choisi de venir au monde dans une société que je trouvais égoïste, méchante sans valeur. Je faisais semblant, je portais un masque et je m’inventais un personnage dans un pièce de théâtre.

Quelle créativité!  Un peu tordue, selon l’opinion de certains.

Et la vie continue…

 

Épouse, mère, professionnel, des étapes de vie dans lesquelles je m’obligeais d'être parfaite. Le contrôle sur les autres me paraissait plus rapide et plus efficace.  Mais l'ego me jouait des tours. Le corps commençait à montrer des signes de faiblesses. Sans être atteinte de maladies graves, des migraines à répétitions, des maux de ventre, des évanouissements perturbaient mon quotidien.

Et la vie continue...

 

Essai et erreur. Ce nuage gris au-dessus de ma tête devenait lourd à la longue. Cette brume embrouillait mes pensées et emprisonnait ma volonté de vivre dans la joie. Tant de questionnements, peu de réponses. Ce cercle vicieux hantait mon sommeil. Une vraie perte de temps. Impatiente à vouloir tout comprendre. Je faisais tout en vitesse. Même le rythme de ma voix courait contre le temps. Je ne marchais pas, je courais. Malgré tout, la vitesse me plaisait. Je n’avais pas de temps à perdre. Pourtant… J’ai dû revenir au début. Recommencer toutes les ressources afin de bien assimiler. Prendre le temps d’intégrer la matière pour que je sois bien dans ma peau et que je trouve la vie belle.

Et la vie continue…

Après cette bousculade, voilà le chemin que j’ai pris. La mémoire est courte. Les années ont passé. La vie m'apprend à changer d’attitude face aux intempéries de la vie. Ralentir le pas fait ralentir les pensées.

Ou serait-ce l’inverse?  

En tout cas… rien ne presse. Être flexible, suivre la vague avec confiance. Éveiller le cœur de l’enfant, émerveillé à la beauté. Le pouvoir de respirer. Le cadeau le plus beau est de se sentir vivant. Je m’exerce à le crier à plein poumons.

Et la vie continue…

 

 Et si en cours de route, le nuage gris viendrait me visiter, je saurais quoi faire. Tout simplement, je lui dirais bonjour et je prendrais une grande respiration en soufflant dessus. Il partira certainement sur un autre parcours.

Et la vie continue...

 

Texte de Anna Belleau, publié le 1er sept. 2019

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