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Textes concours d'écriture 2023

« Je fais ou ne fais pas du bénévolat, parce que... »

 « Je fais ou je ne fais pas du bénévolat, parce que… ? »

Je suis bénévole depuis longtemps et il y a sans doute plusieurs raisons à cela : 

Par l’éducation que j’ai reçue, tout d’abord. Mes parents, paysans, étaient toujours impliqués à droite ou à gauche, tantôt aux Restos du Cœur, au Secours catholique, au sein de diverses associations d’agriculteurs, ou encore à l’organisation de festivités variées pour les gens de mon village natal en France, Thiéblemont.

Par le parcours politique de mon père également, qui s’est investi corps et âme pour servir les citoyens de sa commune et qui a brigué, malheureusement sans grand succès, différentes fonctions territoriales de l’État. La religion catholique, dans laquelle j’ai été élevée, m’a aussi beaucoup marquée.

Côtoyer régulièrement, lorsque j’étais très jeune, les Sœurs Bénédictines, qui œuvraient entre autres, pour les enfants dans le besoin, a sans doute éveillé en moi cette sensibilité aux difficultés d’autrui,

et m’a fait prendre conscience de nos privilèges. Je suis née du « bon » côté et il me paraîtrait aujourd’hui indécent de ne pas aider ceux qui ont besoin de secours et de bienveillance. Tant de personnes sont éprouvées par les difficultés que la vie se charge de mettre sur leur chemin.

Par mon envie de rencontrer des gens, aussi, de partager, et de construire ensemble des projets qui rassemblent et qui permettent de donner encore plus de sens à ma vie, et dans certains cas,

du réconfort à ceux qui en ont besoin. Je fais partie de celles et ceux qui pensent qu’ensemble,

nous sommes plus forts, ou qu’il y a plus d’idées dans plusieurs têtes que dans une seule, je vous laisse choisir votre adage préféré…

Lorsque nous sommes bénévoles, nous intégrons un groupe, apprenons à nous connaître, échangeons des idées, des sourires, quelquefois même des fous rires, et c’est comme si les batteries étaient rechargées ! Est-ce parce que je l’ai choisi, parce que ce n’est pas un travail « obligatoire » que cela me semble si facile, si évident, si léger, et que je suis toujours aussi enthousiaste à rencontrer mes co-bénévoles ?

Pour ce qui est de mes différentes implications, mes premières missions furent principalement exercées au sein de ma commune de naissance, reprenant tout naturellement le flambeau de mes parents décédés. J’y ajouterais quelques mandats d’administratrice au sein d’un Centre de loisirs pour enfants et d’un club de Judo. 

Puis, à mon arrivée au Québec, après quelques années d’intégration, j’ai commencé par quelques heures au sein de l’Association hispanophone des Laurentides.

Ma collègue de travail étant cubaine, j’ai participé à ses côtés, à l’organisation de quelques soirées culturelles. Mais c’est sans doute mon emploi à l’Ombre-Elle, Maison d’hébergement pour femmes victimes de violences conjugales, située à Sainte-Agathe, qui a accentué mon envie d’aider, plus particulièrement les personnes les plus vulnérables. Bien que j’aie occupé mon poste pendant une courte période, je me suis rapidement impliquée au sein du Conseil d’administration, la situation des femmes victimes de violence me touchant intrinsèquement. J’y siège depuis 6 années maintenant et je dois reconnaître que cette expérience est une des plus enrichissantes de mon existence.

Œuvrer pour le bien-être des individus, notamment des femmes et de leurs enfants, correspond tout à fait à mes profondes convictions. J’ai aussi eu la chance de rencontrer, au sein de cet organisme, des femmes inspirantes, attachantes, motivées, qui ont réellement envie de faire une différence. Je me sens si privilégiée de les avoir rencontrées. Elles m’ont également permis de m’épanouir pleinement sur un plan plus personnel. 

Mon mandat à l’Ombre-Elle se termine cette année, et je ne le renouvèlerai pas, l’expérience m’a appris qu’il était sain aussi de laisser la place aux autres.

Mais j’ai déjà commencé une autre mission, au Café Communautaire l’Entre-Gens de Sainte-Adèle. Quel merveilleux et chaleureux accueil j’ai reçu ! Je m’y sens déjà très à ma place.

Enfin, je fais du bénévolat, tout simplement parce que cela me fait du bien de faire du bien !

Car donner du temps aux autres, c’est aussi recevoir beaucoup en retour. Tant de réalisations et de projets aboutis depuis toutes ces années. Je suis fière d’y avoir participé. Et ce n’est pas terminé…

Texte de madame Bénédicte Lemaire-Triboullier, Laurentides

Publié, février 2024

Textes collectifs de la journée champêtre 2023


Les textes suivants ont étés écrits à plusieurs mains à partir d'un thème précis.

Tous les participants devaient créer un personnage et l'inclure au texte.

L'humour devait aussi faire partie du texte.

3e

Un drôle de métier

Elle était drôle mais, elle ne le savait pas.

 

Ce n’était pas important pour elle…

Son public était sans un mot face à sa performance.

Pendant son travail, on pouvait entendre une mouche volée.

Les effluves florales embaumaient la pièce à travers de multiples odeurs.

La musique entraînante ne semblait pas déranger la clientèle qui au contraire reçoit paisiblement les soins appropriés.

Son but est de magnifier leur apparence devant leur proches une dernières fois. 

Hé oui ! Vous avez deviné, Philomène est thanatologue.

Texte composé par l'équipe composée de Sylvie Migneault, Jocelyne Lapierre, André Lemire et France Gilbert

Boucherville, Montérégie-Est

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